04 – Vaccins – Le R.O.R.

Il s’agit d’un vaccin à trois valences : Rougeole, Oreillon et Rubéole

Bien que la plupart du temps ces vaccins soient appliqués ensemble, pris séparément chacun se montre responsable d’accidents typiques.

Chute de plaquettes sanguines (thrombocytopénie[46]) pour le vaccin anti-rougeoleux, méningites pour le vaccin anti-ourlien et complication articulaires pour le vaccin anti-rubéoleux.

Nous étudierons chaque maladie individuellement avant de nous intéresser au vaccin trivalent R.O.R.

La rougeole

La rougeole est une infection virale éruptive aiguë. Le virus est un morbillivirus de la famille des paramyxoviridae, famille de virus à ARN à laquelle appartient également le virus des oreillons. Elle atteint essentiellement les enfants à partir de l’âge de 5-6 mois. Le virus se transmet par les gouttelettes de toux en suspension dans l’air. Il peut aussi se transmettre par contact direct avec les sécrétions nasales ou buccales des personnes infectées.

La rougeole se développe en quatre phases : Incubation, invasion, éruption morbilliforme suivie d’une desquamation avec état de fatigue persistant.

La vaccination contre la rougeole, recommandée pour les enfants autour d’un an, viserait surtout à éviter les complications de l’infection, comme les encéphalites, qui peuvent avoir des séquelles importantes voire mortelles.

Les vaccins sont injectés par voie intramusculaire ou par voie sous-cutanée.

Quels types de problèmes avec le vaccin ?

Dès 1966, des tests réalisés sur 44 sujets vaccinés montraient une baisse du taux de plaquettes sanguines d’un tiers dans 86% des cas. Le taux mettait trois semaines avant de revenir à la normale [47].
Chez trois des nourrissons des aspirations répétées de moelle osseuse ont montré des baisses de 60 à 85% des cellules mégacaryocytes (cellules responsables de la production de plaquettes).

Les thrombocytopénies (syndrome dû à une insuffisance en plaquettes) peuvent donner des hémorragies sévères (Purpuras[48] disséminés, Hémorragies buccales et digestives et parfois syndromes hémolytiques et diurétiques).
Cela n’arrive que lorsque le taux de plaquettes est inférieur à 10000 par mm3 au lieu de 250000 à 400000 en temps normal.

-> Une étude place les cas aigus de thrombocytopénies post-vaccinales de 1/30000 à 1/37000 pour la Scandinavie. En France aucun chiffre n’existe concernant la fréquence des cas de pupura thrombocytopénique consécutifs au vaccin, faute de les rechercher systématiquement [49].

Le R.O.R. fut introduit au Danemark en 1987.
De la période de 1986 à 1991 le vaccin fut la première cause de thrombocytopénie (11%). Il fut classé comme drogue à haut risque à cause de cela. Deux hypothèses ont été émises pour l’expliquer, soit le vaccin rougeoleux contenu dans le R.O.R. engendre une baisse du nombre de cellules de la moelle osseuse, ou, soit il active une réaction auto-immune dans le sang activant la destruction des plaquettes avec formation de complexes immuns.

Une étude anglaise rend responsable le vaccin anti rougeoleux de l’augmentation de cas de maladies de Crohn ainsi que de l’augmentation de rectocolite hémorragique. Elle notait une augmentation de 2.5 à 3 fois le taux normal chez les personnes ayant été vaccinées 30 ans auparavant[50].

Des complications neurologiques ont été également observées après vaccination contre la rougeole. Les plus graves sont l’encéphalopathie et la panencéphalite subaiguë sclérosante ou PESS (complication de la rougeole).

Une étude de 1988 rapporte 48 cas d’encéphalopathies chez des enfants âgés de 10 à 49 mois vaccinés entre 1970 et 1993. On note aussi :

  • Huit décès,
  • une régression mentale permanente
  • des déficits sensoriels et moteurs, et des mouvements désordonnés [51].

Le vaccin contre la rougeole amène son lot de risques. Ces risques doivent se justifier si la rougeole est une maladie dangereuse et contagieuse. L’obligation d’une vaccination généralisée trouverait ainsi un bénéfice.

La rougeole est-elle une maladie si dangereuse qu’elle nécessite une campagne de vaccination nationale obligatoire ?

graphique des décès dû à la rougeole en France
graphique des décès dus à la rougeole en France
(absence de données pour les années 1922-1924 et 1937-1939)
(Annuaire statistique de la France)

« La rougeole, une maladie dite bénigne de l’enfance, mérite pleinement cette appellation en France »[52],

« Il serait difficile de systématiquement vacciner chez nous où la maladie est bénigne, puisque, sur 100 rougeoleux hospitalisés, la mortalité est de 0.17 »[53].

La mortalité due à la rougeole a baissé de 99.5% (3754 cas à 20) entre 1906 et 1983, malgré une augmentation de 33% de la population, lorsque le vaccin est introduit en France en 1983.

La promotion du vaccin passe par les mères et l’inquiétude des possibles complications que sont l’encéphalite morbilleuse ( 1cas pour 1000 à 2000 en 1934) et la PESS[54] (1 cas pour 100000 en 1934[55]) .
Pourtant, en 1934, année où la rougeole tuait encore 1349 personnes en France, le docteur Lemière-Gabriel à l’hôpital Claude Bernard ne rapportait alors qu’un cas d’encéphalite morbilleuse.
->11 cas d’encéphalite morbilleuse et 12 cas de PESS était mesuré par les services de santé pendant la vaste campagne de vaccination.

D’après le quotidien du médecin[56] citant une étude britannique, la létalité due à la rougeole est minimale entre 5 et 9 ans (âge habituel autrefois de la rougeole) mais elle est 4 fois plus élevée chez les nourrissons de moins d’un an et 8,5 fois plus élevée après 25 ans. Ces données ne sont pas nouvelles puisque dès 1950, les experts de l’OMS, conscient du coté bénin de la maladie, indiquait que si un agent immunisant venait à être découvert :

« son emploi devrait [en] être limité, à moins qu’il ne soit prouvé qu’il confère l’immunité pour toute la vie au prix de risques très restreints. Une méthode assurant une immunité de quelques années seulement aurait pour effet de retarder l’apparition de la maladie [57] jusqu’à l’âge adulte, où elle a un caractère plus sérieux ».

Un déplacement de la maladie ?

En 1965, pensant que le vaccin apporterait une immunité à vie, les États-Unis lancèrent une grande campagne de vaccination contre la rougeole.
Si l’on constata une baisse spectaculaire du nombre de rougeoleux dans les premières années, une augmentation continue des cas s’en suivra dès les années 80.
De plus s’observera un déplacement de la maladie vers les très jeunes enfants et vers les adultes. Une modification semblable de l’épidémiologie de la rougeole est observée en France.

-> Ce déplacement de l’âge de la maladie s’explique très simplement. Le vaccin procurant une immunisation moins durable que la maladie[58].  Le nombre d’anticorps immunisant diminue rapidement après quelques années pour disparaître. La jeune mère n’est ainsi plus porteuse d’anticorps en ne les transmet plus par le lait à son enfant.

En 2010 chez les plus de vingt ans, 54% des cas de rougeole devait être hospitalisés. Ce chiffre est à comparer avec le taux d’immunité de la population avant l’introduction de la vaccination.
A l’époque on estimait que plus de 90 % des enfants à partir de 10 ans étaient immunisés naturellement (10).

Le vaccin a aussi été utilisé en Afrique dans des zones défavorisées où la rougeole est réellement dangereuse.
En 92 au Niger, une flambée de cas apparaît dans une zone rurale. Parmi les malades, on constate, non sans surprise, que la différence de létalité entre vaccinés en non vaccinés est non significative (de 20.4% chez les vaccinés et de 16.7% chez les non-vaccinés).

Une des raisons évoquées est la difficulté d’inoculer un vaccin à virus vivant en milieu tropicale.
-> En cela elle questionne la pertinence de le proposer, sachant qu’existe d’autres priorités de dépenses comme celles relatives aux problèmes de malnutrition et aux conditions d’hygiène (l’accès à l’eau potable et la prise en compte des carences en vitamine A [59]). Ces problèmes sont moins chers et procurent un bénéfice immédiat pour la population.

Manipulation des chiffres pour forcer une vaccination de masse

Un cas clair de manipulation des chiffres concerne la vaccination de masse entreprise au Bangladesh.
En Février 2006. Une Campagne est entreprise avec l’aide de la croix rouge internationale, de l’UNICEF, du CDC (Center for disease control), des Nations Unis et de l’OMS.
La raison ?
Il y aurait 20000 morts en moyenne chaque année des suites de la rougeole. Une vérification des chiffres auprès de l’OMS rend un tout autre son de cloche.
-> De l’an 2000 à 2007 le nombre de cas de rougeole à subit de fortes variations.

Pour l’année 2000, il était rapporté 5098 cas (et non décès), pour 2001 : 4414 cas, 2002 : 3484 cas, 2003 : 4067 cas, 2004 : 9743. En 2005 existe une forte augmentation puisque nous dénombrons 25934 cas (mais il s’agit toujours de cas et non de décès).
En 2006, l’incidence redescend à 6180 avant de passer à moins de 3000 cas rapporté en 2007. On serait tenté de croire que c’est la vaccination, commençant en 2006, qui en est responsable.
-> Les pourcentages de la couverture vaccinale nous indique qu’il n’en n’est rien.
L’année 2005 avait une couverture de 96%, c’est-à-dire 30 à 40% supérieure aux années précédentes et 10% supérieure aux années suivantes. Pourtant c’est l’année record des 26.000 cas.
Ce qui fait que l’année où les enfants étaient le plus vaccinés étaient aussi l’année où l’on a dénombré le plus de cas.

Il y a deux autres points à retenir de cette campagne au Bangladesh.
D’abord, les chiffres donnés pour justifier la mise en place de la campagne sont strictement faux.
Et deuxièmement les vrais chiffres, nécessaires pour contester l’initiative, étaient facilement accessibles.
Un élément qui indique l’impunité et la liberté d’action qu’ont ces organismes a, sans grand effort, improviser une raison de vacciner. Nous reviendrons sur ce point lorsque nous parlerons de la campagne française de l’hépatite B.

Conclusions

Nous terminons ce tour sur la rougeole en citant un point qui est rarement mentionné, son pan bénéfique. Plusieurs études ont démontré que les sujets n’ayant pas subi les maladies infantiles, dont la rougeole, avaient plus fréquemment certaines pathologies à l’état adulte. Notamment l’étude de l’institut Robert Koch publié en 2008. Portant sur 18 000 enfants suivis pendant 3 ans, elle montrait que les enfants non vaccinés avaient moitié moins d’allergie que les autres, également moins de scolioses et moins de problèmes dans le développement du langage.

Une autre étude publiée dans The Lancet en 1985[60] rapportait

«  une association hautement significative entre l’absence d’éruption rougeoleuse (d’infection par le virus de la rougeole pendant l’enfance) et quatre catégories de maladies : maladies immunoréactives, maladies sébacées de la peau, maladies dégénératives de l’os et du cartilage et certaines tumeurs ».

En 1995 Glaxo Smith Kline (entreprise fabricant des vaccins) faisait le constat suivant :

« Les rougeoles ont été 18 fois plus nombreuses aux U.S. en 1990(27672 cas) qu’en 1983, malgré une vaccination systématique contre la maladie depuis 1978. Ainsi on recense 18 épidémies parmi la population scolaire pourtant très immunisée (de 71% à 99.8%) et pas moins de 77% des rougeoles déclarés sont apparus chez des élèves vaccinés. L’échec d’une vaccination préscolaire se traduit donc par une transformation paradoxale de la rougeole en maladie des vaccinés. »

La Rubéole

Historique

La rubéole est une maladie virale épidémique, d’incubation voisine de 13 à 20 jours. C’est une maladie généralement bénigne qui touche essentiellement les enfants mais qui peut provoquer de graves malformations congénitales (le virus peut traverser la barrière placentaire). Le risque est d’environ 90 % notamment avant la 9e semaine de gestation, plus réduit ensuite, et pratiquement nul après la 16e semaine.

Le Dr Norman MacAlistair Gregg, ophtalmologiste australien, fut le premier, en 1941, à établir un lien entre la cataracte congénitale et la rubéole acquise, et à comprendre le caractère tératogène du virus pour le fœtus. Le rubivirus fut isolé pour la première fois en 1962 par Parkman et Weller aux États-Unis.

La maladie

La maladie est bénigne et passe souvent inaperçue, ce qui questionne sur l’intérêt d’appliquer une vaccination systématique pour s’en prémunir. On pense bien sûr à la campagne de vaccination de 1983. Elle est le point de départ d’une grande campagne de vaccination en France. Il faut que les enfants des deux sexes soient vaccinés systématiquement. Pour cela, on ne va pas lésiner sur la communication. Tout le monde doit être au courant de « la gravité mal connue de ces maladies [61] ».

  • 1970 le vaccin passe l’atlantique. Jusqu’en 1983 la vaccination est effectuée sur les fillettes et à un taux très faible : « Ce programme [de lutte contre la rubéole] a été mal compris et mal appliqué, puisque la vaccination n’a touché que 10 à 20% des filles d’âge prépubertaire[62]»
  • En 1983 de gros moyens de communication sont mise en place. On envoi des plaquettes spéciales rappelant les risques de la maladie pour les médecins et pharmaciens. Mais aussi pour les services de protection maternelle et infantile, pour les services de santé scolaire, les centres de planifications familiales, la médecine du travail et la presse grand public.

Cette campagne coïncide avec la sortie du vaccin combiné du laboratoire Mérieux RR (rougeole et rubéole).

  • En 1990, 7 ans plus tard, la couverture reste insatisfaisante pour ses promoteurs, celle-ci n’atteignant pas les 70%, niveau supposé briser la contagion. Des moyens de communication encore plus importants vont être mis en place [63]. Des enquêtes sont effectués auprès des mères de famille, des directeurs d’école, des centres d’accueil. Il est estimé que c’est une mauvaise information qui est responsable de ce demi échec.

L’agence de communication Publicis Viacom qui est retenue pour cette nouvelle approche. Ce sera « un message simple, incitatif, dédramatisant, favorisant le dialogue entre le médecin et le patient. Rougeole, oreillon, rubéole : pas d’hésitation, vaccination ! ».  Il y aura notamment un spot de 20 secondes sur les six chaînes nationales de télévision aux heures de grandes écoutes et un spot de 30 secondes sur la radio France Inter et ainsi que sur d’autres radios périphériques.

Loin des campagnes médiatiques et bien avant leur début le docteur Boué estimait que dans la population européenne, 50% des enfants de 10 ans possédaient une immunité face à la maladie.  A 15 ans 75%, et à l’arrivée de l’âge standard de procréation 20 ans, 90% des femmes étaient immunisées.

Compte tenu de ces chiffres et dans une logique vaccinal rationnelle [64], plutôt que de vacciner toute un population, il aurait été plus logique de le proposer aux populations à risque. Avec, dans le cas de jeunes femmes souhaitant avoir un bébé, un prmeier test sérologique (taux d’anticorps), en leur expliquant le risque encouru par avec la rubéole pour le fœtus comme ceux provoqués par la vaccination (problèmes articulaires entre autre).

La politique de santé choisie fut de type vaccination de troupeau. Un type de vaccination où le ratio risque/bénéfice associé au coût n’est pas calculé.

Quel résultat pour la campagne ?

Les résultats observés sont les même qu’avec la rougeole. C’est-à-dire une recrudescence des cas après une première baisse observée.
-> une perte de transmission d’anticorps aux nouveau-nés avec les conséquences pour les nourrissons et les jeunes adultes que l’on connaît.

L’immunité naturelle ou induite n’a pas la même valeur en cas d’épidémie.
Une étude de 1970 montrait que les divers vaccins ont une bonne efficacité contre les rubéoles cliniques (aux symptômes visibles).
Par contre, 80% des jeunes adultes récemment vaccinés étaient réinfectés au cours d’une épidémie de rubéole, contre seulement 5% des personnes immunisées naturellement [65].
De plus, l’importance de la réponse anticorps des vaccinés à montrer, qu’il n’était pas seulement plus faible qu’avec l’immunité naturelle mais que la multiplication virale était bien plus forte.
Les auteurs concluaient que si une couverture élevée ne permet pas de stopper la maladie, l’espoir de sa disparition en devient illusoire et que « le risque potentiel de rubéole fœtale pourrait être accru plutôt que diminué ».

Qu’en est-il de l’incidence ? Elle est inquiétante.  Il existe une recrudescence de cas aux États-Unis où le nombre de rubéoles congénitales a été multiplié par huit en 1990 par rapport à 1989, revenant au même niveau qu’en 1980[66].
En France, l’incidence des infections rubéoleuses en cours de grossesse est passée de 3,5 pour 10000 en 1992 à 10,4 en 1993, atteignant presque le niveau de 1981 (12/100.000).

-> En d’autres termes, la campagne est un échec complet.

Les Oreillons

Les oreillons ou parotidite virale ou encore parotidite ourlienne est une maladie virale infantile humaine atteignant principalement les glandes salivaires situées en avant des oreilles ainsi que le tissu nerveux.

Le nom ne s’emploie qu’au pluriel (« les oreillons ») et provient du fait que l’un des signes cliniques de la maladie est une douleur au niveau des oreilles liée à l’inflammation des glandes parotides.
L’adjectif associé est « ourlien », le vecteur de la maladie est ainsi nommé « Virus ourlien ».

C’est une maladie bénigne qui peut donner des orchites[67] chez les adolescents dans de rares cas.
De 1900 à 1969 (avant la vaccination) on constate une baisse des cas graves de 1200 à moins de cinquante chez les enfants de moins de quinze ans. Nous nous situons donc dans une situation similaire au cas de la rubéole et de la rougeole.
-> Une maladie bénigne aux cas graves rarissimes et dont la mortalité est en chute libre, se voit imposer une campagne de vaccination. Il existe d’abord une baisse du nombre de cas, déjà peu important, avant de connaître une dizaine d’année plus tard, une recrudescence de cas à la gravité augmenté. On note aussi un déplacement de cette maladie infantile vers les nourrissons et les jeunes adultes.

Le ROR et L’autisme

En plus des effets délétères des vaccins en eux-mêmes il existe dans le vaccin combiné ROR des dangers de types neurologiques.
Son introduction est en effet corrélée à une augmentation massive des cas d’autisme régressif. L’autisme régressif se distingue de l’autisme classique dans son émergence. Le bébé qui naît va se développer normalement jusqu’à 18 mois puis va connaître une régression de certaines fonctions cognitives comme la parole (babillages) et régresser dans un état autistique.

Aux États-Unis, d’après le ministère de l’éducation, le nombre de cas a été multiplié par 12x entre 1992 et 2003. Le nombre de cas a encore doublé après, et ce même avec des critères de détections inchangés depuis 2003 [68].
Au Canada, le gouvernement de l’état d’Ontario indiquait une augmentation de l’incidence de 53% entre 2004 et 2006.
L’Angleterre notait elle une augmentation de l’incidence, de 1998 à 2005, de +325%. On parle de 535.000 cas [69].
Dans une étude effectuée sur 56.946 enfants de 9 à 10 ans, publié dans The Lancet en 2006. 19 enfants sont détectés comme ayant des troubles de type autistique, 4/5 sont des mâles. Cela fait 116.1 cas pour 10.000 enfants[70].
->Si l’augmentation correspond à l’introduction du ROR dans ses pays, l’autisme reste néanmoins considéré (surtout en France) comme une maladie d’ordre génétique.

La distribution des cas vient contredire cette idée. Rick Rollens, Ex-secrétaire du Sénat de Californie et co-fondateur de FEAT (Families for Early Autism Treatment), indique que 78% des autismes ont moins de 18 ans et 84% moins de 22 ans. Cette variation est anormale dans le cas d’une maladie d’origine génétique et pointe du doigt des causes environnementales[71].

Si en France, refuser de faire vacciner ses enfants nécessite un réel degré de motivation [72], il n’en est pas de même aux États-Unis où des communautés ne vaccinent pas.
Dan Olmsted dans ses recherches sur l’autisme s’est rendu chez la communauté Amish de Lancaster. Le but premier était de constater les différences de cas d’autisme chez des enfants qui n’avaient jamais été confrontés au mercure des vaccins.
Si il n’y avait pas de différences par rapport à la moyenne nationale, la communauté aurait dû avoir 130 cas d’autisme. Il en trouva 4. Dont trois d’entre eux vaccinés et 1 ayant été longuement confronté au mercure.

Il s’est ensuite rendu à Chicago pour étudier les statistiques de l’Homefirst Health Services. C’est une association de médecins de la banlieue de Chicago fondé en 1973. Les médecins accouchent les femmes chez elle et ne vaccinent pas les enfants. Le docteur Mayer Eisenstein, directeur médical de l’organisation indique que l’association a suivi entre 30 et 35000 enfants sans avoir à diagnostiquer un seul cas d’autisme.
Le docteur Schattauer qui travaille dans l’association depuis vingt ans explique :

« Dans ma pratique je ne rencontre jamais d’autiste. Nous sommes loin des 1 sur 166 cas officiels dans notre pays ».

Début 2005, le docteur Jeff Bradstreet, pédiatre en Floride, confirmait qu’il n’y avait pratiquement aucun cas d’autisme dans les familles qui ne vaccinent pas leurs enfants pour des causes religieuses ou parce qu’ils sont élevés au sein de la famille.

Le docteur Andrew Wakefield, directeur d’un groupe de recherches de l’école de médecine du Royal Free Hospital de Londres, travaillant sur les maladies intestinales, publiait en 98 une étude effectuée sur huit enfants qui furent atteints de graves infections intestinales juste avant de devenir autiste. Et cela, juste après une vaccination au ROR[73].
Son service put ensuite étudier des centaines d’autres cas de cette nouvelle forme de maladie intestinale qui conduit à l’autisme. Mais aussi, des maladies de type neurologique qui ne s’étaient pas manifestées avant la vaccination au ROR.

Une réunion discrète à Simpsonwood.

Jusqu’à présent nous avons évoqué l’augmentation du nombre de cas dans des pays anglo-saxons et indiqué son rapport net avec le ROR (nous n’avons pas évoqué la France car y existe une véritable omerta sur les vaccins ce qui fait que tout ce qui est négatif est discrédité ou étouffé).
Il est temps d’évoquer le colloque de juin 2000 organisé à Simpsonwood où 52 professionnels de la CDC, FDA, des spécialistes de la vaccination de l’OMS et les représentants des principaux producteurs de vaccin comme GlaxoSmithKline, Merks, Wyeth et Aventis Pasteur ont organisé un colloque.
Le but de ce colloque, situé dans un centre méthodiste isolé avait pour but de discuter la question de la sécurité des vaccins prescrit aux nouveaux nés.

Tom Verstraeten, un épidémiologiste du CDC qui venait d’examiner les données médicales de cent mille enfants, statuait de manière irréfutable sur la responsabilité des vaccins dans l’explosion des cas d’autisme et des désordres neurologiques. Une responsabilité qui se chiffre par une multiplication d’un facteur 15 des cas depuis 1991 chez les enfants vaccinés.

Le principal composant incriminé de ce problème est le thimerosal [74].

Ce que révèlent précisément les transcriptions de ses deux jours à Simpsonwood obtenu grâce au Freedom of Information Act [75](FOIA), c’est que les efforts pour contenir cette crise ne furent pas concentrés sur la santé des victimes et des futures victimes, mais sur la façon de taire le problème et de prévenir les risques de poursuites.

Le Dr John Clements, conseiller à l’OMS pour les vaccins indique « qu’il aurait mieux valu que cette recherche n’ait pas eu lieu » que « les résultats devaient être remaniés ».
On comprend mieux pourquoi le CDC avait explicitement expliqué aux participants que les interventions et travaux devaient rester secrets. Et que de plus ils ne pourraient emporter ni photocopies ni documents.

Une nouvelle étude demandée par le CDC à l’institut de médecine fut réalisée dans le but de blanchir le thimerosal, exigeant des chercheurs « d’éliminer » les liens avec l’autisme. Verstraeten travaille chez GlaxoSmithKline lorsqu’il publie ses travaux. Pour diluer la responsabilité du Thimerosal il ajouta à l’étude un certain nombre d’enfants sains. Les statistiques en furent faussées ou l’inverse, tout est fonction de qui regarde.

Comment se fait-il alors que nous ayons accès aux vraies informations. Ils n’ont pas été donnés de bon gré. C’est le cabinet Waters & Kraus, défenseur des victimes des vaccins qui a obtenu les résultats d’étude non falsifiés.
L’ajout d’enfants avait eu pour but de faire baisser en dessous du seuil critique le diagnostic d’autisme. Les avocats ont aussi remarqué que l’âge pour lequel on peut considérer l’autisme comme étant régressif avait été manipulé.

La méthodologie employée fut donc de nier un souci puis d’indiquer que par précaution, l’adjuvant thimerosal allait être remplacé. Cette façon de faire s’est produite dans ce cas pour un adjuvant, mais le fait que des déclarations similaires ai été faite pour des vaccins[76] posent la question de savoir si cette méthodologie est institutionnalisée pour maquiller les scandales de santé de produits ayant un risque de poursuites.

[46] Une thrombopénie ou thrombocytopénie est une diminution du nombre de plaquettes sanguines en dessous du seuil de 150 000 plaquettes par millimètre cube ou une diminution de 50 % par rapport au niveau de référence. La thrombopénie peut être asymptomatique ou se révéler par un purpura.

[47] Oski F. A., Naiman J. L., «  Effect of live measles vaccine on the platelet count », The new England Journal of Medicine, t. 275 (7), p. 352-356, 1966.

[48] Le purpura est une lésion hémorragique de la peau ou des muqueuses, de couleur rouge à pourpre, ne s’effaçant pas à la vitropression, due à une extravasation de sang dans le derme.

[49] Autret E. et al., « Purpura thrombocytopénique après vaccination isolée ou associée contre la rougeole, la rubéole et les oreillons », archives de pédiatrie, t.3, p.393-394,1996.

[50] Thompson N. P. et al., « Is measles vaccination a risk factor for inflammatory bowel disease ? », The Lancet, t.345, p. 1071-1074, 1995.

[51] Weibel R. E., et al., « Acute encephalopathy followed bu permanent brain injury or death associated with further attenuated measles vaccines : a review of claims submitted to the national vaccine injury compensation program », pediatrics, t.101(3), $.383-387,1998.

[52] Concours médical, 1976.

[53] 1977, Professeur Bastin

[54] Panencéphalite subaiguë sclérosante.

[55] Bulletins et mémoires de la société médicale des hôpitaux de Paris, 15 juin 1934.

[56] Le quotidien du médecin, n°6305, 18 juin 1998.

[57] C’est pendant la seconde enfance qu’elle présente le moins d’inconvénients et de dangers

[58] D’un point de vue immunologique, la rougeole déclenche préférentiellement chez le malade une réaction immunitaire à médiation cellulaire. Le vaccin lui se contente de booster la réponse humorale.

[59] Une carence en vitamine A engendre une baisse des LT4 et donc une baisse du rapport T4/T8 qui est le signe d’un système immunitaire fragilisé.

[60] Ronne T., « Measles virus infection without rash in childhood is related to disease in adulte life », The Lancet, t.1 (8417), p1-5, 1985.

[61] Panorama du médecin, n°3060, 21 novembre 1983.

[62] Idem

[63]  Depuis 1986 c’est le ROR dont on fait la promotion. Sauf pour le cas du RR de Mérieux. Le vaccin contre la rubéole est proposé seul jusqu’en 1986 où celui-ci avec le vaccin contre les oreillons est ajouté à celui contre la rougeole.

[64] Tenant compte de l’immunologie des variétés de typage HLA et de la reconnaissance du vaccin comme une substance à risque.

[65] Horstamnn D. M. et al., « rubella reinfection of vaccinated and naturally immune persons exposed in an epidemic », the new england journal of medicine, t.283 (15), p. 771-778, 1970.

[66] Lindegren M. L. et al., »Yodate : rubella and congenital rubella syndrome, 1980-90 », epidemiologic reviews, t. 13, p. 341-48, 1991.

[67] Tuméfaction intense et douloureuse des testicules qui dure quelques jours et peut entraîner dans des cas rarissimes une stérilité.

[68] Cette précision est nécessaire car une augmentation de cas est souvent imputée à l’amélioration des outils de détection.

[69] Mark Blaxill : What’s going on ?- The question of time trends in Autism ; Is Autism increasing ? Public Health Reports, Nov-Dec 2004, Vol. 119, pp536-551)

[70] Baird et Al : Prevalence of disorders of the autism spectrum in a population cohort of children in south thames : the specials needs and autism project (SNAP). Lancet 2006,368 :210-15

[71] Le cas des vrais jumeaux est intéressant de ce point de vue. Ils ont un capital génétique identique, pourtant, si l’un est diagnostiqué autiste, l’autre n’aura que 60% de chance de l’être[71]. Ils sont pourtant en général vaccinés en même temps.

[72] Badgé d’appartenir à une secte anti-vaccin, pas d’accès en crèche. Logiquement, passage en justice avec risque de se facturer 3500 €.

[73] Wakefield AJ, Murch SH, Anthony A, Linnel J, Casson DM, Malik M, Berelowitz M, Dhillon AP, Thomson MA, Harvey P, Valentine A, Davies SE, Walker-Smith JA : Ileal-lymphoid-nodular hyperplasian non-specific colitis, and pervasive developmental disorder in children, Lancet. 1998 Feb 28 ;351(9103) :637-41.

[74] Le thimerosal est un adjuvant pour vaccin. Il sert de conservateur et est basé sur le mercure (49%). Celui-ci a une action biocide très efficace. C’est aussi un metal lourd et un neuro-toxique.

[75] La transcriptioin de la « scientific Review of Vaccine Safety Datalink Information » du « simpsonwood retreat Center, Norcross, Georgia » est un document de 262 pages disponible librement sur le net.

[76] Entre autre le dt-polio qui fut retiré du commerce pour éviter des risques possibles d’allergie.

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