Comment on assassine nos paysans notre santé et l’environnement

 

Isabelle Saporta, Chez Fayard

Isabelle est une journaliste, elle a longtemps préparé les émissions de Jean pierre Coffe sur France Inter. Elle est le coauteur du documentaire « manger peut-il nuire à notre santé ? » et collabore avec Marianne.

 

Élément de réflexion du Livre :

Ce livre a un ton sous-entendu type « vous vous rendez compte comme c’est mal » qui fait un peu pecno, avec une pointe de « je suis supérieur » parce qu’elle sait et pas nous. Mais ce n’en n’ai qu’une pointe, le ton approprié serait bien sur une description fine et pertinente, dont la qualité narrative suffirait à permettre au lecteur de jaugé de l’ampleur du problème.

Le livre traite par chapitre de différents types de productions intensives en général comparées à une version traditionnelle, bio. La plus grande partie concerne le porc qui a été choisi par rapport aux autres viandes pour le coté emblématique de sa production. Ensuite quelques productions de légumes sont passées au crible comme pour la tomate, le blé, les patates…

Il y a beaucoup d’information intéressante dans ce livre et le but de cette fiche sera d’en garder l’essentiel. Un des points qui apparait un peu plus que dans d’autres livres est l’idée du vrai prix des aliments. Car avec les méthodes de production intensive viennent forcement les subventions payées par nous, sans compter le prix sur la santé.

Budget de la politique agricole commune : 57 milliards d’euros en 2010 (44% du budget de l’Europe).

« L’agriculture actuelle ne respect ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à nous tous. Les agriculteurs ne s’en sortent plus, les ressources d’eau sont gaspillées et polluées. Nous retrouvons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. La confiance est perdue. L’agriculteur est injustement voué aux gémonies, lui qu’il n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. »

 

Le porc

Le premier point important à avoir en tête, c’est la modernisation. Cette modernisation se fait au niveau technique et est aussi accompagnée d’une spécialisation (la Bretagne fera du porc) et d’une notion de concentration (depuis 1968 jusqu’en 2010 le nombre d’exploitation à été divisé par 50, de 795000 à 15000). Avant une ferme faisait de l’élevage qu’elle nourrissait avec son propre fourrage, Les porcs pouvaient se balader en pleine air en semi-liberté, et le Larousse agricole indiquait bien que plus une bête voyait le soleil, meilleur serait la viande. Le lisier n’était pas cette catastrophe écologique pour les nappes phréatiques et les rivières car il se mélangeait à la paille de la litière, ce qui donnait un fumier d’excellente facture[1]. En un mot, la notion d’équilibre était présente.

Pour passer en mode industriel, il a fallu établir un cahier des charges de rentabilité, qui évidemment a mis de côté la notion d’humanité (on parle de méthode d’élevage concentrationnaire) mais aussi à ramener la notion de viande à une sorte d’artéfact vendable.

Le premier point concerne la sélection génétique. La finalité est d’avoir un porc dont toute l’énergie est orientée pour faire du muscle avec le moins de nourriture possible. C’est-à-dire qu’il ne doit pas ou peu faire de graisse, que son cœur n’a pas besoin d’être gros (actuellement, il n’est pas sûr qu’il survivrait une saillie sans arrêt cardiaque), que ces os ne doivent pas être plus épais que ce qu’il faut et qu’enfin, le moins possible d’énergie soit dédié à son système immunitaire (ce qui condamne à l’obligation d’un air filtré en permanence).

Cela sous-entend donc que les races rustiques nombreuses qui existaient ont à peu de chose près disparu. Si l’on enlève les quatre races fétiches de l’industrie (landrace, pietrain, largewhite & duroc) la biodiversité ce limite a six autres races (Blanc de l’ouest, cul noir du limousin, basque, cochon de bayeux, gascon, nustrale) et à 0,2% de la production (Avant il y avait quasiment autant de type de cochon que de région).

Le généticien vendeur de verrat (porc reproducteur) va vanter que son cochon a un bon rendement dans toutes les conditions (sur caillebotis ou paille, qu’il soit bien ou peu nourri, qu’il est résistant au stress (pour éviter l’acidité de la viande)).

Pour la truie nous prendrons l’exemple du modèle Naïma de Pen ar Lan décrit comme ayant un instinct maternel particulièrement développé. Ce qui veut dire en terme industriel qu’elle a la prolificité de ponte ovulaire exceptionnelle des truies européennes avec les qualités utérines de truies chinoises. En plus elle a des mises en chaleur très marqué, un ISSF court (intervalle de sevrage de saillie de fécondation, c’est-à-dire le temps qu’il faut à pouvoir enlever les porcelets de leur mère avant de la remettre au boulot, ici 6 jours au plus), une mise-bas (vélage) rapide (pour une vingtaine de porcelets) et 18 tétines au moins (comparer à 10 d’origines).

 

La reproduction, quelques mots clés : truie mannequin, cochon souffleur, groin contre groin, salive du verrat gavé de phéromones, sonde pour truie de marque Kobi (version mousse : une forme arrondie qui facilite l’introduction, version spirale : pour une bonne stimulation de l’animale, version soft : grande facilité de pose sans lubrification). Entreprise Ro-main et son pigwatch (détecte automatiquement les truies en chaleur « c’est l’assurance d’avoir un employé expérimenté derrière chaque truie 24/24 365 jours par an »).

Pour réduire la durée des cycles et passer de 16 à 30 porcelets par an il faut des Hormones. On compte en moyenne 15% de perte à la naissance à cause de malformation ou autre avec cette méthode. Un chiffre qui est en augmentation. Le porcelet doit être sevré en 21 jours. Les truies vivent environ 2,5 ans avant, épuisées, d’être envoyé à l’abattoir. Il est à noter que si elle donne des signes de faiblesse pendant une césarienne, elle reçoit un gros coup de massue sur la tête puis est ouverte en deux pour récupérer le minerai. Plus généralement, une coche,  une Truie de deux trois ans fatiguées (sans parler des problèmes à ce qu’elles soient acceptées en abattoir à cause de sa taille non standard( mastodontes)), est vu comme une viande au rabais par l’éleveur, ce qui fait qu’elle est transformé en saucisses, rillettes et sauciflards[2] ( 75% de notre consommation de viande de porc. De coches il n’y en a que 500000 à être réformé par an, donc il y a aussi du porc charcutier). Si une portée est de 20 petits max, il n’y a en général que 15 tétines disponibles, ce qui fait que l’on tue les 5 porcelets les plus chétifs. Une truie dans un élevage classique fait max 12 petits en bien meilleurs santé. Ce qui veut dire que l’on fait naitre jusqu’à 30 porcelets par portée pour être sûr d’en avoir 15 ou 18 qui soit sain. Le reste à la tête éclaté contre le mur ou les caillebotis. Il faut bien garder en tête quand on parle d’élevage industriel, que l’on est là pour faire de l’argent, donc on va fonctionner de façon à assurer une « constance du rendement », personne ne rentre dans un élevage industriel pour de faible profit.

Le porcelet dès sa naissance reçoit le traitement. C’est-à-dire que ses dents sont meulées, sa queue coupée et il est castré, le tout à vif. Si la castration concerne le gout de la viande, couper la queue et meuler les dents sert pour limiter le comportement agressif du porc avec ses congénères. Donner une nourriture riche à un animal sans lui permette de bouger rend le cochon dépressif, agressif et ainsi cannibale.

 

Les exploitations depuis 40 ont été en taille multipliées par 70 (de 12 à 13 porcs dans les fermes d’antan à au moins 900 maintenant pour une exploitation de taille moyenne). 3000 élevages concentrent la moitié de la production de viande porcine. La Bretagne concentre la moitié de la production, ça fait un breton pour Trois porcs.

Les exploitations sont donc maintenant des hangars fermés, éclairé par néons (uniquement quand l’exploitant vient vérifier que la machine à soupe (nourriture distribuer en auto par tuyaux) fonctionne correctement ou pour des injections), qui place le cochon dans des conditions hors sol sur caillebotis (suffisamment espacé pour laisser passer les fientes, la contre parti c’est que les cochons s’esquintent les pattes dessus) avec un espace de vie réduit au minimum possible. La concentration porcine plus les fientes s’accumulant sous le caillebotis donnent un air vicié chargé en ammoniac et en squame de peau, qu’il est obligatoire de filtrer en permanence (un groupe électrogène de secours est obligatoire) sous peine de voir le cheptel mourir en quelques heures. De plus une température étouffante y règne pour que les bêtes ne perdent pas d’énergie à se réchauffer ou à faire du gras (le porc industriel a perdu 1 cm de gras en 10 ans). Ces hangars sont énergivores de par leur automatisation et les conditions spécifiques qu’ils doivent entretenir mais aussi par leur âge, 18 ans pour une forte proportion d’entre elle. Cela donne des installations majoritairement vétustes concernant la facture énergétique qui revient en moyenne à 1171 kW/h par an et par truie.

 

Les médocs.

Pour que toute la chaine soit synchronisée (au jour prêt), cela commence avec les chaleurs de truie qui sont déclenchés (synchro donc) avec des hormones, le Fertipig et la Gonadotropine après lequel la truie est entravée pendant trois jours pour être sûr d’avoir une insémination efficace. Trois mois, trois semaines et trois jours plus tard les porcelets naissent de manière synchro grâce à des injections d’œstrogène, suivit d’ocytocine pour les contractions et la montée de lait. On rajoute un spasmolytique et un vasoconstricteur pour un bon rythme d’évacuation. Cela donne 18 à 19 porcelets ou minerais. Pour être sûr qu’il n’y ai pas de mammites, on donne une bonne rasade d’antibiotique et d’anti-inflammatoires.

10% des truies font des cystites [3]( à cause de leurs vulve ouverte baignant toute la journée dans leurs excréments).

La castration va bientôt (ça a déjà commencé) faire place à l’immunocastration grâce à des hormones de synthèse (elles stopperont la testostérone et donc les stéroïdes comme l’androstérone (principal responsable de l’odeur chez le verrat) et le scatole).

Le cochon s’ennuie terriblement dans un élevage industriel, c’est pourquoi il est nécessaire de l’injecter d’antidépresseur pour éviter qu’il ne se défoule trop sur ses congénères de boxe.

Concernant les antibiotiques les porcs en élevage industriel consomme la moitié des « prescriptions » vétérinaires, c’est-à-dire 675 tonnes[4]. Normalement les activateurs de croissance sont interdits depuis 2006, pourtant la consommation d’antibiotique n’a pas baissé. Pourquoi ? c’est assez pernicieux, si on stoppe la médication, qui joue le rôle d’activateur de croissance et de régulateur digestif, il y a une apparition concomitante de pathologie. Donc traitement aux antibiotiques pour guérir, ce qui donne au final que l’additif qu’était l’antibiotique devient un curatif.

Les autres injections sont la céphalosporine[5] pour les arthrites à streptocoque, des fluoroquinolones[6] pour le traitement des mammites et des métrites après mise-bas et enfin des polypeptides[7] (surtout colistine[8]) pour le  traitement des colibacilloses et pour sevrage des porcelets. Le Porcelet récupère de 60 à 70% de la quantité d’antibiotiques.

La consommation de céphalosporine et de fluoroquinolone a augmenté De 50% depuis 1999. Ce qui est un problème : « Les céphalosporines de 3ième et 4ième génération et les fluoroquinolones sont considérées comme particulièrement importante en médecine humaine, car elles constituent l’une des seules alternatives pour le traitement de certaines maladies infectieuses chez l’homme. C’est très angoissant, surtout que l’on sait maintenant qu’il y a dissémination de bactéries résistantes entre les animaux de rente et nous, que ce soit via la nourriture ou les affluents d’élevage. »[9]

Des études réalisées sur les éleveurs de porcs montrent qu’ils sont tous colonisés par des bactéries résistantes. Ces bactéries passent bien de l’animal à l’homme.

 

L’antibiorésistance est un sujet de préoccupation grandissante, de par sa progression alarmante. 400000 cas sont constatés chaque année en Europe donnant 25000 morts[10].

Un détail pour comprendre pourquoi est-ce que l’on administre autant d’antibiotique sans s’en faire, nous allons évoquer le cas de l’oxyde de zinc. C’est un additif alimentaire non antibiotique très efficace[11]. Les dosages utilisés en France sont très faibles car pour réellement pouvoir l’utiliser, il faut poser une demande de mise sur le marché qui coute des centaines de milliers d’euros de mise sur le marché. Vu le faible prix de la matière première ce n’est pas rentable. De plus « ça ferait passer les vétérinaires français pour des adeptes du traitement systématique[12] », si avec l’oxyde de zinc on arrivait à se passer facilement d’une bonne part d’antibio.  Et en effet les antibiotiques étant directement inclus dans la nourriture et l’eau, c’est systématique et indifférencié. Nous avons un système ou les éleveurs commandent, les usines fabriquent, et où le vétérinaires cautionnent.

 

La législation et les médocs.

Il faut savoir qu’avant 1975, il n’y avait pas de loi au niveau des médicaments. A part pour certain sérum et vaccin, on pouvait fabriquer stocker et vendre les médicaments de façon libre. Le législateur a donc fait le ménage tout en permettant aux groupements d’éleveurs  le droit de pouvoir tout de même commander directement aux laboratoires et aux distributeurs en gros les médicaments du PSE[13]. C’est-à-dire les vaccins, les antiparasitaires et les hormones[14].

Pour être vraiment à l’aise, ils ont tout de même salarié des vétos à qui ils ont fait prescrire tous les médicaments dont beaucoup ne faisant pas parti du PSE. Cela s’est vu et a donné l’arrêt Riaucourt en 2007. Cet arrêt a pour but de stopper les coopératives de s’enrichir sur la vente de médicament sur le dos de leurs adhérents. C’est le conseil d’état qui a tranché dans ce litige dont il dira qu’il s’agit « d’un exercice illégal de la pharmacie » qui a « pour effet de lui rapporter indûment un surplus de chiffre d’affaire ». Il précise que le confrère salarié qui prescrit et délivre ses médicaments « facilite et couvre de son titre » l’exercice illégal du groupement, et peut donc être sanctionné par l’ordre comme de livrant à des actes « des actes déloyaux contraire à l’honneur et à la probité ». Les coopératives avaient anticipé cette arrêt. Leurs vétérinaires salariés ont créé des sociétés d’exercice libéral ou SEL. Ceux-ci prescrivent à nouveau en toute légalité et pour que les coopératives récupèrent les bénéfices de la société, elles déclarent des frais de fonctionnement et de renouvellement ahurissant.  Pourtant une société libérale doit payer l’URSSAFF, les charges réelles et la taxe professionnelle, pour compenser le cout de ces SELs et bien elles prescrivent plus de traitement à leurs adhérents.

Comment se fait-il que ces SEL ne se fassent pas prendre la main dans le sac. C’est très simple, il y a 22.000 pharmaciens, et les enquêtes officielles sont longues, de plus le fonctionnement des SEL est tellement raffiné pour paraître honnête que les inspecteurs se font balader (droit social, droit du commerce, droit des sociétés, connaissance comptable permettant de lire et de comprendre un bilan comptable d’une SA, d’une SEL, d’un cabinet vétérinaire. Sans compter la connaissance très fine du fonctionnement des groupements d’éleveurs, des sociétés libérales vétérinaires, de la pharmacie vétérinaire, du traitement spécifique à chaque animal…). Seul un ou deux inspecteurs du service vétérinaire sont à la hauteur. De plus l’accès aux coopératives leurs est souvent refusé et c’est par des biais qu’ils peuvent réussir à s’inviter, les autorités font en effet barrage à ces contrôles. Ce qui amène à dire que le vrai ministre de l’agriculture est le patron de la FNSEA (fédération nationale des syndicat d’exploitant agricole).

 

Les non vendables.

Comme nous l’avons vu il y a un grand nombre de porcelets qui sont directement tué à la naissance d’une façon qui fait penser à la surréservation d’un avion (les porcelets qui ne trouvent pas de tétine ne passe pas en première classe ceci dit). Les abattoirs eux ont obtenu le droit de pouvoir refuser les cochons en mauvais état physiologique. Le but étant d’évincer ceux, trop lent, qui risquerait de perturber, ce qui est par ailleurs une merveille d’horlogerie, le fonctionnement de l’abattoir high Tech totalement automatisé. Ces porcs sont ramenés et euthanasiés, jusqu’à maintenant avec un grand « poc » sur la tête, mais de plus en plus avec des méthodes plus moderne comme le pistolet à tige, les pinces électriques, ou alors, le bon vieux caisson à dioxyde de carbone.

En proportion sur une exploitation moyenne de 160 truies, sur un an, il faut compter 1330 morts et donc 15 tonnes de viande. Ça fait 96 kilos de viande mise à la poubelle par an par truie. A l’échelle nationale ça fait 131 mille tonnes[15].

 

 

L’alimentation.

250 usines fabriquent 6,5 millions de tonnes d’aliment par ans. Avec des ingrédients qui viennent du monde entier.  Une usine qui produit 450000 tonnes par an et donc 3000 tonnes sont traitées par jour. Cela fait deux trains et 140 camions. Le motto pour nourrir le porc c’est moins cher. Ce qui fait que si les matières premières flambent en prix à la bourse, c’est le manioc qui va être préféré aux tourteaux ou au maïs (bien qu’il donne la coulante, ce qui donne pour les soigner une dose d’antibiotique supplémentaire).

« Un chercheur de l’INRA se rappelle avec effarement que le nutritionniste d’une grande coopérative l’avait appelé pour lui demander si l’huile de coton, c’est bon pour les porcs. C’est une culture soumise à de nombreux pesticides, pourquoi vouloir donner ça à vos porcs ? – Parce que je viens de toucher un lot pour pas cher, lui répond le nutritionniste sans sourciller. » Le porc en effet est très résistant, c’est pour cela qu’il reçoit les déchets  de l’agrobusiness( reste d’huile, déchet agrocarburant, amidonnerie, tourteaux[16]). Il faut aussi savoir que tous les additifs et les vitamines de synthèse qui sont rajouté à la nourriture viennent de Chine. Ce qui donne parfois des intoxications aux métaux lourds[17].

Bien qu’il soit nourrit avec beaucoup de déchets (résidu de soja OGM, déchets d’huilerie), sa ration contient cependant 50% de blé[18]. Ce qui fait que l’élevage de porc participe donc à la flambée des prix et indirectement à la famine.

Un mot sur le fonctionnement des supermarchés. De par les produits proposés et la façon dont ils gagnent le droit d’arriver dans un rayon de supermarché, il faut assurer derrière un type de production très gras en perte. Pour arriver à satisfaire, il faut avoir toujours un surplus de stock à proposer (pour des produits frais, ce qui n’est pas pris le jour même est jeté le lendemain) et aussi assurer l’excellence esthétique et sanitaire. Pour faire simple, ce sont 450000 tonnes de produits emballés non conforme qui partent à la benne & qui pourrait être utilisable pour le cochon[19].

 

La pollution créer avec le cochon vient de sa concentration en hors sol. Si on repartait sur des hangars aérés à la paille on enlève le problème de pollution des eaux et on obtient un engrais haut de gamme. De plus les couts, d’après André Pochon[20], sont réduits d’un tiers pour l’exploitant voire plus si on ajoute le retraitement du lisier[21]. Sans compter que dans ces conditions, le cochon est plus heureux et pousse donc plus vite et pour une meilleure viande.

La baie de saint Brieuc est devenue un enfer écologique, 70000 tonnes d’algues vertes engendré par 8 à 10 millions de tonnes de lisier[22]. L’état à allouer 134 millions d’euros sur 5 ans. 700000 Euros pour le ramassage des algues et le reste pour financer à 60% des usines de méthanisation[23].

 

Sur 10 euros au Kilo dépensé pour un jambon blanc. 1,67 euros reviennent à l’éleveur, 3 euros pour l’industriel salaisonnier et 4,4 pour la grande distribution.

 

 

Le Maïs.

Le maïs est la plante la plus cultivée de la planète, bien avant le blé. Ils recouvrent 140 millions d’hectares. En France ça production a été multiplié par 10 en 60 ans. Nous en Sommes à 3,15 millions d’hectares. Le rendement à l’hectare a doublé en 30 ans pour atteindre 16 millions de tonnes de production annuelles[24]. C’est l’INRA[25] qui l’a adapté à notre climat en créant un hybride stérile, que l’on doit racheter chaque année. En Bretagne ceci dit, il manque vraiment de soleil, donc on cueille le maïs encore un peu vert, on peut s’en servir pour l’ensilage[26]. Ce qui donne une sorte de poudre de maïs fermentée, qui donne un mauvais gout au lait qui disparait lors de la fermentation.

Le maïs correspond à 84% de fourrage donné aux bovins (colza sorgho, pois et fèveroles existe peu maintenant dans le fourrage).

Le sud-ouest représente 40% de la production de maïs. C’est une agriculture dans le sud nécessairement irriguée qui coute 2 millions de litre d’eau à l’hectare à l’année. Les surfaces irriguées ont été multipliées par trois des années 70 à 2000(1,5 à 1,8 millions d’hectares) et devrait continuer à augmenter jusqu’en 2020 pour atteindre 3 millions d’hectares.

Détail intéressant, un agriculteur de la vienne dans le Poitou-Charentes qui irrigue est subventionné à hauteur de 540 euros et à moins de 340 euros si il n’irrigue pas[27].

Depuis 2003 les subventions pour les irrigants ne sont plus permises et donc bien que les mêmes sommes soient données, il n’y a plus visuellement de subvention. Il faut savoir que ce sont ces subventions qui rendent le maïs rentable. Il faut savoir aussi que L’irrigation correspond entre 71 et 75 % de prélèvement d’eau, ceux-ci dans les régions du sud peuvent monter en plein été à 85 voir jusqu’à 95%. Donc c’est trop. Quand on sait en plus que contrairement à l’Espagne l’Italie ou la Grèce, la France ne s’est pas converti aux formes durables d’irrigation (goutte à goutte, micro jet) qui permettent de doubler les rendements et de diviser la facture d’eau par trois[28].

Les effets pervers de cette course à l’irrigation sauvage, ce sont des conditions de sécheresse dans les départements les plus subventionnés et donc des restrictions d’eau pour le public. Que font les pouvoirs publics en cas de sècheresse, le fond national de garantie des calamités agricoles[29] verse des indemnités aux agriculteurs sinistrés. En 2005 la somme était de 238 millions d’euros. En 2003 pendant la sécheresse elles étaient de 582 millions d’Euros quand les primes à l’irrigation étaient de 148 millions d’euros.

 

Les pesticides et le Maïs.

Le dimethenamide, l’acetochlore , le metolachlore mais aussi l’atrazine et l’alachlore. L’atrazine a été utilisé pendant 40 ans et interdit en 2003[30]. Une interdiction qui permet de finir ces stocks tranquillement. Si on en retrouve en 2010[31] aussi à cause de sa durabilité.

Le Maïs est sinon et c’est anecdotique une plante très robuste naturellement, elle se cultive donc facilement en bio. C’est la sélection privilégiant systématiquement le rendement sur la résistance qui rend les hybrides dépendant du phyto. L’autre problème du mais c’est que la terre reste nu d’octobre à juin, permettant son lessivage et l’arrivée des nitrates dans les eaux.

Le Maïs sert quasi exclusivement à nourrir les élevages en hors sol. Il est en effet très énergisant, Il complète parfaitement le soja et son apport en protéines.

Le soja vient d’Amérique du sud dont on importe depuis 10 ans chaque année 4,7 millions de tonnes. Le soja est bien sûr transgénique. Il permet une paupérisation des richesses, un appauvrissement des sols[32] et un exode vers les bidonvilles. L’Europe importe 72% de ses protéines et essentiellement du soja, ce qui crée une forte dépendance au cours des marchés internationaux.

Les protéagineux, comme le pois le lupin(protéagineux bio par excellence) ou les féveroles[33].

Le maïs depuis des dizaines d’année surcharge la viande en Oméga 6. Le lin plante riche en Oméga 3 et qui ne demande aucun traitement, a le défaut de donner un coup au kilo pour le cochon de l’ordre de 2 centimes. Ce qui ne correspond pas au cahier des charges que donne les coopératives à leurs adhérents. Une étude intéressante sur le rapide déclin des maladies coronariennes dans les pays d’Europe de l’Est[34]. Ce déclin date des années 90 quand le prix des matières grasses animales a littéralement explosé. Les habitants de ses pays se sont alors massivement converti à l’huile végétale, dont la consommation a doublé voir triplé. Là où l’huile consommée était une huile de colza, en Pologne, république tchèque et Slovaquie, la mortalité s’est effondrée. En revanche, en Roumanie, Bulgarie et Russie, où ils ont préféré l’huile de tournesol, les chercheurs n’ont constaté aucun recul des maladies coronariennes.

 

L’eau polluée

 

Les industriels de l’eau ne trouvent pas que traité de l’eau pour la faire passer dans les normes et donc baisser sa quantité de nitrate et de pesticide est rentable en dessous d’une commune de 15000 habitants.

Le constat dressé par le préfet de l’Eure et Loire (la Beauce) Jean jacques Brot le 26 septembre 2009 : « l’eau potable demeure une denrée rare en Eure et loir : plus de 100 communes ne délivrent pas une eau réglementairement conforme en matière de nitrates et de pesticides… Je dirais même que c’est une denrée de plus en plus rare puisque le nombre de communes dans cette situation est en augmentation et place l’Eure et loir en tête des départements de la région pour la qualité dégradée de son eau ». Les céréaliers de ce département reçoivent par contre 150 millions d’Euros d’aide de la politique agricole commune. Or ces subventions servent à payer les intrants, sinon bien de trop cher.

Les subventions payent donc la pollution des eaux. Le principe de pollueur-payeur, constitutionnel, n’est pas respecté.

Le conseil d’état, n’hésite pas à écrire dans un récent rapport sur l’eau[35] que l’agriculture « bénéficie d’une situation historiquement dérogatoire, elle occasionne des pollutions très importante qui contrarient les efforts nationaux d’amélioration de la qualité de l’eau et valent à la France des poursuites et des condamnations répétées  par les autorités communautaires ». Pourtant elle continue à accéder à « l’eau potable et l’eau brute sans en payer le cout ».

Durant la période 1997-2002, l’agriculture n’a participé qu’à hauteur de 1,2% dans le cout de dépollution réalisé par les agences de bassin tout en en touchant 9,5% de ses aides. Pourtant selon le conseil d’état, l’agriculture est responsable de 60% de la pollution aux phosphates, 70% aux pesticides et 75% aux nitrates.

La cour des comptes indique que « la France applique à ses agriculteurs le principe de pollueurs, pas-payeurs, bénéficiaire ». Cela veut dire qu’elle pollue beaucoup, ne participe que très peu à la dépollution, et touche une bonne part d’aide publique à la dépollution.

En Bretagne de 93 à 2000 les agriculteurs bretons ont touché 138 millions d’euros d’aide sans avoir à payer la moindre redevance[36].

Au total les 6 agences de l’eau[37] ont versé 477 millions d’aide au titre de la lutte contre les pollutions agricoles. A cela se rajoute 310 millions de fond public accordé pour la Bretagne entre 93 et 2000. 439 millions ont également été versé pour le programme de maitrise des pollutions agricoles[38]. Le coût prévisionnel de la deuxième version du PMPOA, mise en place à partir de 2002, est, lui, de 1 300 millions d’euros.

Concernant le résultat de ces aides la Cour des comptes tranche : aucune amélioration substantielle de l’état des ressources en eau. Pourtant, l’État s’est attaqué aux sources de la pollution, il a même investi 1,2 milliard de crédits publics sur la gestion des effluents d’élevage. Le résultat est très limité, * d’après le Conseil d’État, car alors qu’on leur donnait des sous pour retraiter le lisier, les élevages augmentaient considérablement leur taille…

Si nous devons résumer les effets des sommes versées pour dépolluer, d’après le conseil d’État. « En ce qui concerne les pesticides, 96 % des points de surveillance installés dans les eaux de surface et 61 % dans les eaux souterraines sont contaminés (pour 10 % des premiers, la teneur observée met en danger la biodiversité et rend l’eau non potable) ; 229 substances nocives ont été détectées en 2004 dans les eaux superficielles et 166 dans les eaux souterraines. » Ceci dit, e ministère de la Santé reste serein, estimant que « l’exposition aux pesticides est beaucoup plus élevée à travers les aliments, qui mériteraient beaucoup plus d’attention que l’eau ». Le conseil d’état rappelle que « « même en cas d’arrêt immédiat de l’utilisation de pesticides et de nitrates, il faudrait plus d’une dizaine d’années pour en observer la conséquence sur la qualité des eaux souterraines : c’est l’une des raisons pour lesquelles il est d’ores et déjà acté que la France ne pourra pas, quels que soient ses efforts, respecter l’horizon 2015 théoriquement fixé par l’Union pour le retour au bon état des eaux », « Contrairement à d’autres pays comme les pays nordiques, la France a renoncé à taxer les engrais en amont (taxe au sac perçue auprès des producteurs ou des importateurs) et en aval (taxe sur les excédents d’azote perçue sur les exploitants). Plusieurs fois envisagé, son principe a été écarté par le président de la République en 2003 et à nouveau par le Parlement lors du vote de la loi du 30 décembre 2006 ». Pour finir le conseil d’état montre son scepticisme concernant incapacité dans lequel les agriculteurs prétendent être de pouvoir financer la dépollution de l’eau faute de pouvoir répercuter ces coûts dans les prix de leurs denrées, fixés par les cours mondiaux.

Et si on mettait une contravention à ceux qui ne respecte pas les normes de pollution ? Selon un rapport de la Cour des comptes de 2009, on recensait comme nombre de policiers de l’eau un peu plus de 1 000 équivalent temps plein en 2008, soit 7 par département… Et encore, tous n’étaient pas sur le terrain, car beaucoup appartiennent aux services administratifs. Bref, si dans une vie d’agriculteur vous rencontrez cette police de l’eau, c’est que vous n’avez vraiment pas eu de chance…

 

La patate

Le français consomme en moyenne 30 kilos de pommes de terre fraiche plus 25 kilos de transformée en Chips, flocons ou frites. Nous produisons 4,5 millions de tonnes chaque année sur 30% de surface en moins qu’il y a dix ans, à savoir donc, sur 130000 hectares. Le nord pas de calais, champion en la matière, produit 1,65 million de tonnes sur 37000 hectares.

La patate produite est le bintje qui vit le jour au début du 20ième siècle en Hollande. Avec l’utilisation de phytosanitaire, on obtient des rendements de 65 tonnes à l’hectare (contre 25 à 35 tonnes à l’hectare en bio). C’est la patate préféré de McCain[39] .

La patate comme les autres secteurs subit l’influence productiviste industriel. Si le bintje n’est pas détrônable pour le moment, les sélectionneurs travail d’arrachent pied pour proposer des patates plus savoureuse et plus au gout du cahier des charges industrielles. L’agriculteur qui se met à la patate devient indirectement mais clairement, salarié en grande partie de firme comme McCain, qui bien qu’achetant à prix serré, permet aux agriculteurs d’avoir un débouché sur[40], et en effet quand un groupe est le seul acheteur d’une région, il fait la pluie et le beau temps. Néanmoins pour pouvoir fournir de la patate aux normes industrielles il doit s’équiper, et donc s’endetter. Ces normes que les agriculteurs doivent suivre pour pouvoir vendre aux industriels et à la grande distribution sont appelés les normes « global G.a.p.[41] ». L’ équipement qui va autant de bennes molletonnées à des hangars high Tech[42], est ce qui va permettre de fournir des patates qui vont être  approuvé par McCain :« À leur arrivée, les pommes de terre sont contrôlées pour leur taille, leur couleur, leur matière sèche, et seuls les tubercules répondant à des critères précis seront acceptés pour la production de nos frites. »

La date de ramassage de la pomme de terre est le 15 septembre, cette date est choisie par les industriels et mené à bien avec un herbicide, celui-ci aura en plus la vertu de renforcer la peau rendant ce légume fragile, plus prompt aux manipulations industrielles. Pour faire grossir ces patates jusqu’en septembre, les engrais ont donné leur coup de main gardant la fleur vaillante et le tubercule grossissant[43].

 

Tomates

Coutent très cher en gaz pour chauffer la serre[44]. Sans gout car c’est le terroir et non la fibre de coco qui donne le gout.  Les producteurs disent que c’est la variété qui fait le gout, toutes les versions normaliser par le rouleau compresseur productiviste termine sans aucun gout.

La tomate industriel a un beau rouge est ferme et se conserve longtemps. Le rouge est normalement le signe de lycophène[45], malheureusement les tomates sous serre sont ramassées vertes.

Sous serre, les tomates sont moins sensibles aux problèmes des insectes. Car aucun ne rentre logiquement. Par contre l’environnement humide favorise largement les problèmes de champignons.

Les tomates sélectionnées génétiquement pour leurs résistances seraient une solution pour une utilisation moindre des pesticides, mais bon, tant que ceux qui vendent les semences vendent aussi les pesticides, les avancées seront limitées.

Petit point intéressant, une tomate cultivée en hiver n’a que très peu d’intérêt nutritionnel.

[1] « le levain de la terre ». Quand le lisier se mêle à la paille il y a compostage ce qui change l’azote minérale en azote organique. Pour faire simple on ne pollue plus.

[2] Une viande de moins bonne qualité en effet ne pourra être vendue sans avoir été transformée. Ainsi elle sert exclusivement dans les préparations à base de porc.

[3] Inflammation de la vessie.

[4] Donc 1200 tonnes en tout (chiffre 2009). C’est 27000 tonnes au niveau mondial.

 groupe des céphems

[6] Les quinolones et fluoroquinolones forment une large classe d’antibactériens de synthèse qui comprennent les dérivés de l’acide nalidixique découvert en 1962 et utilisé chez l’homme dès l’année suivante. Cette famille d’antibactériens a fait l’objet de recherches très importantes aboutissant au dépôt de plus de 10 000 brevets. L’ajout de l’atome de fluor dans les années 1970 a permis d’augmenter fortement la pénétration des molécules quinolones dans les cellules (jusqu’à 200 fois plus) : ce fut la naissance des fluoroquinolones, puissants antibiotiques capables de lutter contre une grande variété de germes chez l’homme et l’animal.

[7] Un polypeptide est une chaîne de 10 à 100 acides aminés reliés par des liaisons peptidiques.

Parmi eux, les peptides multi-cycliques, les peptides phosphorylés ou encore ceux intégrant des liaisons non-peptidiques ou des peptides conjugués.

Certains polypeptides constituent une famille d’antibiotiques dont les molécules très toxiques ne permettent qu’un usage très limité. D’autres s’imposent aujourd’hui comme des éléments essentiels à la mise au point de vaccins ou de principes actifs destinés aux traitements de certaines pathologies telles que les cancers, les déficiences hormonales, l’ostéoporose.

[8] Colistine (polymyxine E) est un antibiotique de type polymyxine produit par des souches de Bacillus polymyxa var. colistinus. La colistine est un mélange de polypeptides cycliques A et B. Elle est efficace contre les bacilles à Gram négatif MOST et est utilisé comme un antibiotique polypeptidique. Il est l’un des antibiotiques de dernier recours contre les souches multi-résistantes Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter.

[9] P45

[10] Il existe déjà une bactérie résistante à tous les antibios même en cocktail. C’est la bactérie O104 :H4.

[11] Recommandé pour la croissance des animaux d’élevage.

[12] p47

[13] Plan sanitaire d’élevage.

[14] Ces groupements achètent sans intermédiaire les traitements prescrits par les vétérinaires mais les revendent au prix de l’officine, engrangeant ainsi une marge confortable.

[15] On parle là de porcelets chétifs tué dès la naissance. A opposer à ceux qui sont refusé en abattoir.

[16] Les tourteaux sont les résidus solides obtenus après extraction de l’huile des graines ou des fruits oléagineux. Ce sont les coproduits de la trituration, c’est-à-dire l’industrie de fabrication de l’huile. Ils représentent généralement de 50 à 75 % de la masse des graines.

[17] La Chine vend à pas cher mais « avec la Chine c’est terrible, il faut aller jusque dans les conteneurs pour s’assurer de ce que l’on nous vend » P 78. Ce qui pour se protéger, oblige les producteurs à passer par des labos, pour qu’ils endossent la responsabilité s’il y a un problème.

[18] Se vend maintenant des solutions alimentaires complètes adaptées aux différentes méthodes de production. Pour l’éleveur breton qui manque de place, il faut des aliments à fort rendement, car les porcs doivent partir rapidement.

[19] Sur 6,5 millions de tonnes annuelles ça ne fait que 6,4%, néanmoins, c’est par l’accumulation de nombre d’aberration que l’on se retrouve dans une telle situation de gâchis aujourd’hui.

[20] P89, mais aussi dans « les sillons de la colère » chez découverte.

[21] La méthode utilisée sont des grosses cuves ou fosses de retraitement à lisier, dont l’odeur a de quoi terrasser. L’amusant est que le traitement aux antibios a tué les bactéries qui auraient pu aider à dégrader ce lisier. Elles sont donc chères inefficaces et elles participent par leur prix à concentrer un max d’exploitants.

[22] Ça fait 4000 piscines olympique…c’est complètement improbable.

[23] P93

[24] La France, premier producteur européen et premier exportateur.

[25] Institut national de recherche agronomique.

[26] L’ensilage est une méthode de conservation du fourrage par voie humide passant par la fermentation lactique anaérobie.

[27] Subventions qui servent à 80% pour la culture du maïs

[28] De l’avis même du conseil d’état « l’irrigation française fait appel aux techniques les plus dispendieuses en eau et les moins efficaces pour plus de 90% de la surface agricole utile.

[29] FNGCA. Le FNGRA est alimenté par les agriculteurs (par le biais d’une contribution additionnelle aux primes d’assurance de leurs contrats d’assurance couvrant les dommages aux matériels et bâtiments et les risques de responsabilité civile) et par une dotation budgétaire de l’État. Dans le cas de la sécheresse de 2003 environ 60% ont été fourni par l’état.

[30] La région Poitou-Charentes en répandait 125 tonnes par an.

[31] Rapport Corpep 26 mars 2010.

[32] Désertification serait plus approprié « dénudé les sols sont livrés au soleil direct, érodés par les pluies compactées par les machines. Les ressources hydriques sont très perturbées : crue soudaine des rivières par ruissellement, ensablement, pollution de l’eau par des résidus de pesticides et d’engrais ».

[33] Une idée simple du rapport entre le rendement et ce qui se passe dans notre corps. Plus on augmente les rendements et plus les oméga 6 vont prendre le relais sur les 3. D’où une proportion plus importante d’omega 6 dans la viande et les laitages de tout ce qui est nourri avec ces céréales. Depuis ces quarante dernières années, les omégas 6 sont 2,5 plus consommé qu’avant, la proportion dans le lait maternel à quadruplé. Un des métabolites de l’oméga 6 est l’acide arachidonique.

[34] Witold Zatonski, Hannia Campos, Walter Willett, « rapid declines in coronary heart disease mortality in eastern Europe are associated with increased comsumption of oils rich in alpha-linolenic acid », Eur.J.Epidemiol., 23, 2008, p.3-10.

[35] “L’eau et son droit », juin 2010

[36] En 2007 la cour des comptes nous indique que la part de l’agriculture est de 1% quand le consommateur par sa facture d’eau en paye 90%( pour 1.8 milliard d’euros au total). D’après l’INRA le cout de dénitratation revient à 20% du prix de la facture d’eau pour le consommateur ( 27 cents par Mcube).

[37] Etablissement publique du ministère en charge du développement durable. Le poids des Agences est d’abord noté dans la politique de l’eau. Leur budget annuel de 1500 Millions d’euros est 15 fois supérieur à celui de la direction de l’eau au ministère qui n’est que de 100 millions d’euros. Elles bénéficient d’une large autonomie et d’un pouvoir concentré entre les mains de conseils d’administrations peu représentatifs. Les comités de bassin ne sont pas « à proprement parler des organes dirigeants », de véritables parlements de l’eau.

[38] PMPOA.C’est de l’argent qui va directement aux agriculteurs pour qu’ils mettent aux normes leurs installations. Les bénéficiaires ont cotisé 15,6 millions sur cette somme.

[39] Quand on mange une frite, quel que soit le lieu au monde, nous avons une chance sur trois de manger une McCain.

[40] La tonne coute 60 euros à produire, L’industrie l’achète entre 80 & 100 euros. En marché libre, cette tonne atteint jusqu’à 300 euros.

[41] Good agricultural practice. C’est un organisme qui délivre des labels globalgap de certification de bonne conduite. Elle prône l’utilisation des pesticides dans sa charte et à pour but premier d’étendre une façon de faire. Un exemple simple est de parler de culture orpheline lorsque le panel de pesticides utilisable est limité.

[42] L’engin entre 20000 & 40000 euros, le hangar vaut dans les 150000.

[43] La fleur d’une pomme de terre bio flétrie début aout.

[44] 10 au m² donc déjà 300000 euros par an pour chauffer 3ha.

[45] Le lycopène est, parmi les caroténoïdes, le plus présent dans le corps humain et est antioxydant.