L’industrie de la viande menace le monde

 

Fabrice Nicolino

Edition LLL (les liens qui libèrent)

 

Elément de réflexion du Livre :

 

Ce livre de Nicolino reprend son ton alarmiste classique qui a pour défaut de diminuer la qualité argumentaire qu’il essaye de nous livrer. Ceci dit passer ce handicap, une foule d’informations est disponible. L’information phare est de nous expliquer le stress que fait vivre l’industrie de la viande sur les ressources de la planète. Au point que nous comprenons que la viande est la menace Numéro 1.

 

Mais distinguons à présent les différents éléments à considérer quand on veut appréhender le problème de la viande :

La nourriture donnée aux animaux. Une grosse partie qui va de la problématique OGM et ses multi conséquences (déforestation, polarisation des richesses vers quelques rares grosses exploitations, la pollution et la dégradation des sols et de l’eau ainsi que son épuisement) au fait qu’il n’y a pas que des céréales dans la nourriture (fiente aux états Unis mélangé aux farines animales, en France c’est des résidus de fosses septiques qui ont été mélangé à des céréales OGM). L’autre grand domaine problématique qui concerne la nourriture est que de faire de la viande demande beaucoup de surfaces cultivées (70 % des terres cultivées servent au fourrage industriel). Hors dans un monde à la surface inextensible (où la famine existe pour une grande partie de la population) et qui veut augmenter sa production de viande, il existe un apex d’insoutenabilité qui va amener à péricliter une méthode productiviste pensée à court terme (trop d’externalités).

Les injections. On parle surtout de deux types d’injection, qui sont d’hormones et d’antibiotiques. L’un pour augmenter la productivité et l’autre pour permettre de concentrer en hors sol dans des « usines » le plus grand cheptel possible. L’une des conséquences est bien sur la baisse de l’efficacité des antibiotiques (l’omniprésence permet aux bactéries le développement de souche résistante).

La consommation de viande et la santé. L’homme n’a pas besoin de beaucoup de viande pour être en bonne santé et dont une consommation excessive (sans compter les saloperies qui l’imprègne du au mode de production) peut entrainer des problèmes cardiovasculaires.

L’éthique. Une partie qui surprend et qui insiste sur le retour d’une considération des animaux comme des êtres vivants. Les points évoqués concernent les méthodes concentrationnaires de production et la certitude qu’une personne ne peut, regardant un documentaire sur la production de viande, garder de l’appétit pour un steak ou une aile.

La dépendance de l’industrie de la viande au pétrole, et donc le cout énergétique en fait un milieu particulièrement fragile surtout avec la raréfaction progressive des énergies fossiles. Il est vrai qu’en lisant le livre on se demande de l’eau ou du pétrole, lequel va causer la perte du système par son absence.

 

Organisation importante : INRA, AFSSA

 

À la page 153 du livre on parle d’un fait intéressant concernant le MRSA ( methicillin resistant staphylococcus Aureus). En français staphylocoque doré. C’est une bactérie qui a fait en 2007 aux états Unis, 19000 morts, soit plus que le SIDA. La FDA (Food and drugs Administration) ne semble pas sourcilier à cette déclaration.

Quelques chiffres sur l’efficacité des antibios, la résistance du pneumocoque à la pénicilline est passée de 0.5% à 60% entre 1984 et 2001. En 1941 le staphylocoque doré était tué à 99% par la pénicilline, il lui résiste aujourd’hui neuf fois sur dix.

L’élevage au niveau mondial, produit plus de gaz à effet de serre que tous nos moyens de transport.

1965 c’est la date à laquelle il a été décidé que la Bretagne ferait du porc et du lait.

La production de viande explose en Chine, phénomène dont l’Inde est pour le moment épargné de par sa religion.

 

Production de la France en 2007 :

5.023.400 bœufs, taurillons, génisses, vaches, veaux.

6.073.300 Agneaux, brebis, béliers, Chèvres.

25.600.000 Porcs

917.600.000 Poulets, pintades, Dindes, Canards, Oies.

39.500.000 Lapins.

48.800.000 Cailles.

3.400.000 Pigeons

19800 tonnes de foies gras produits.

 

En tout c’est un milliard quarante-six millions cinq cents soixante-deux mille huit cents animaux qui ont été tués en France.