Gerard Bellan & Jean-Marie Pérès

Série « Que sais-Je »

Élément de réflexion du Livre :

«  La pollution est l’introduction par l’homme dans le milieu marin de substances pouvant entrainer des effets délétères, tels que dommages aux ressources biologiques, dangers pour la santé humaine, entraves aux activités maritimes y compris les pêcheries, détérioration des qualités de l’eau de mer pour son utilisation et réduction des possibilités dans le domaine des loisirs. »

« Cette définition a le mérite d’attribuer à l’activité de l’homme la responsabilité de la pollution des eaux et de faire ressortir les inconvénients qui résultent de la pollution pour cette activité même. »

« Nous employons l’expression « facteurs de pollution » plutôt que polluants, car il ne faut pas oublier que, si ces facteurs de pollution sont le plus souvent des produits polluants (détergents, pesticides, hydrocarbures…) La pollution peut être due à des altérations physiques de l’eau : il en est ainsi de la pollution « thermique », liée à l’arrivée sur le littoral de l’eau de mer pompée à proximité de celui-ci et rejetée, sans autre modification, ou adjonction. »

 

Type de pollution :

– Pollution domestique et micro-organismes : Ce sont les pollutions d’origine humaine, autrement dit apportées, le plus souvent, par et avec les matières fécales et, plus généralement, les égouts domestiques.

– Matières Organiques : divisé en trois catégories. Les composés organiques Halogénés comme les hydrocarbures aliphatiques issues de chlorure de vinyle, DDT, Bisphenyl Polychlorés. Ces corps sont extrêmement toxiques et ont été recherchés en mer après l’avoir été dans les eaux douces. Les produits pétroliers (La pollution par le brut est la plus connue). Il existe une grande variété d’hydrocarbures qui provient des pétroles dits « fossiles ». Les autres composés organiques (Ils sont les plus nombreux bien que recherchés avec beaucoup moins de soin que les précédents). Il y a les détergents (alkyls-aryls, alcools, esters, amines), les phénols issus de l’industrie, principalement des cokeries et des usines à gaz, des anilines, des tannins, des lignines et divers hydrates de carbone. On ne peut énumérer toutes les substances organiques pouvant être considérées comme polluants potentiels et ces polluant ne peuvent que se multiplier dans le futur. Leur nocivité tient au fait qu’ils sont difficilement dégradables, et demeurent donc intacts. Soit qu’il soit chimiquement stable, soit que leur durée de vie soit très longue. Ces polluants organiques sont d’origine domestique, industriel ou agricole. Ils peuvent être dissous ou émulsionnés dans l’eau de mer ou adsorbés par les organismes vivants ou les particules. Ils peuvent aussi s’accumuler à la surface de l’eau (graisse, huile…). Le « film » superficiel de l’eau de mer, toujours riche en substances grasses diverses (issues des organismes marins) ou en hydrocarbures légers, joue un rôle extrêmement important dans la concentration des polluants liposolubles dans la couche d’extrême surface de la mer. Les produits pétroliers présents dans cette couche, en particulier, accumulent des quantités considérables de produits liposolubles tels les DDT ; il a été détecté des doses de détergents 10 à 100 fois plus fortes que dans l’eau immédiatement sous-jacente, ainsi que de forte teneurs en mercure.

– Sels minéraux biogènes. Ce sont les substances minérales renfermant de l’azote ou du phosphore et qui peuvent être utilisées comme « aliments » minéraux par les végétaux photophores (nitrates, nitrites, sels d’ammonium).

– Polluants chimiques inorganiques. Parmi les polluants inorganiques, ceux qui ont le plus retenu l’attention sont les métaux, rejetés en plus ou moins grandes quantités par l’industrie : résidus de traitements de minerais, traitements de surfaces, traitements électrolytiques…

– Matière en suspension et turbidité. Dans une eau normalement claire, la présence de grandes quantités de matières en suspension suffit à indiquer la présence d’une source de pollution. Ces matières en suspension peuvent être inorganiques (sables, poudres, argiles) ou organiques non vivantes (micelles, débris) ou vivantes (plancton, bactéries, champignons). Ces matières en suspension provoquent une turbidité, ce qui peut empêcher à la lumière de traverser donc diminuer la production végétale.

– Pollution thermique. Lorsqu’on utilise l’eau pour rafraichir une installation industrielle. L’eau est réchauffée de 6 à 10 degrés Celsius.

– Déséquilibre artificiel du milieu. Modifications de l’environnement marin liées à l’activité humaine (zone portuaire).

– Pollution radioactive.

 

Un tour rapide du Livre par une évocation simple du contenu pertinent.