Pour juger du concept de vaccination et de réalité vaccinale, il faut connaitre le système immunitaire. Comprendre son fonctionnement ainsi que ses subtilités et ses limites.

Non pas pour le plaisir de la connaissance, même si celui-ci est toujours précieux, mais pour doucement acquérir la capacité à mesurer la perturbation que représente, l’inoculation :

  • de pus par scarification,
  • d’injection de bactéries, atténuées ou inactivées,
  • de virus,

au sein du corps. Et peut-être par là même, réussir à se laisser interpeler par la technologie du vaccin recombinant (basée sur le génie génétique).

L’observation courante montre que l’on a rarement deux fois la même maladie, surtout en ce qui concerne les maladies infectieuses de l’enfance. Cette résistance est le résultat de la réaction immunitaire et de la mémoire mise en place lors de la première infection.

La vaccination est donc une technique qui cherche à provoquer une première rencontre avec un agent infectieux dans des conditions qui ne soient pas dommageable pour l’organisme. Pour cela, cette première agression devra être assez forte pour stimuler le système immunitaire  sans assumer la virulence de la maladie que l’on cherche à éviter. Les rappels servant à entretenir la mémoire immunitaire.

Cette théorie de défense de l’organisme, suppose, que le système immunitaire est capable de reconnaître les éléments étrangers, de les combattre, et ce,  sans s’attaquer aux cellules de l’organisme.

En pratique le seul résultat mesurable que l’on peut observer, après inoculation d’un vaccin c’est l’augmentation du taux d’anticorps, qui correspond à un élément de la réponse à médiation humorale de l’organisme. La réponse à médiation Cellulaire, l’autre mécanisme de défense, intervenant lorsque le virus a pénétré la cellule, n’est pas affecté, ou très indirectement par l’inoculation d’un vaccin. Mais n’allons pas trop vite en besogne et commençons le rappel des bases immunologiques.

  • Le système HLA/ Le CMH.

HLA, pour Human Leucocyte Antigen ou Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH) sont les désignations anglophones et françaises de l’« immatriculation » du soi portée par chaque cellule du corps et stockée sur la petite branche du chromosome 6.

La désignation française diffère de la version anglaise du fait de son origine. Le CMH trouve sa provenance dans la mise en évidence du complexe responsable du rejet ou acceptation d’une greffe de tissu.

La désignation HLA, même si un acronyme anglais, est donc une désignation plus neutre.

La première notion à comprendre lorsque l’on parle d’immunologie est la notion de soi et par opposition  de non soi. Chaque cellule du corps est équipée d’une immatriculation propre ou molécules d’identité.

Il existe deux types de classes de molécules d’identité :

  • Les molécules de classe 1 (A, B, C) que l’on retrouve sur quasiment toutes les cellules.
  • Les molécules de classe 2 (DP, DQ et DR) qui ne sont normalement présentent que sur les cellules du système immunitaire.

Les molécules de classe 2 sont codées par des gènes propres à chaque individu.

Les ennemis potentiels sont :

  • Les bactéries (pas toutes), ce sont des organismes autonomes pourvus d’une membrane.
  • Les virus, qui, contrairement aux bactéries, ne sont pas autonomes. Ils doivent pénétrer dans une cellule pour pouvoir se reproduire. Il existe différents types de virus.  Ceux qui ont leur patrimoine génétique sous forme d’ADN, les poxvirus (Variole, vaccine), les virus du groupe herpès (Herpès, varicelle, Hepstein-Barr), le virus de l’hépatite B et les papovavirus. D’autres ont, au contraire, un brin ARN : Rubéole, Rougeole, Oreillons, Fièvre Jaune, Grippe, Rage, Poliomyélite, Fièvre aphteuse…
    Lors de l’infection d’une cellule par un virus il existe deux possibilités, soit la cellule permet la réplication, on parle de cellules de fabrication, soit elle refuse la synthèse/reproduction, complète du Virus, on dit que la cellule n’est pas permissive.
  • Les Prions, ils sont encore plus simples que les virus, ils n’ont pas de membrane ni d’acide nucléique. Ce sont des protéines infectieuses. Ils n’infectent pas mais peuvent changer une protéine normale en protéine infectieuse. Ils sont responsables de maladies toujours mortelles atteignant le système nerveux central. On peut citer la tremblante du mouton, la maladie de la vache folle et sa version humaine la maladie de Creutzfeldt-Jacob.
  • Les moyens de Défense.

L’immunité d’après le Robert est la : « propriété d’un organisme d’être réfractaire à certains agents pathogènes ; immunité naturelle, acquise, spontanée ou provoquée. »

L’immunologie est donc l’étude de la réponse biologique, positive ou négative, à un agent étranger.

L’immunité acquise sera celle préexistante, la spontanée celle se développant en fonction des infections. La provoquée correspond à celle des vaccins.

La réaction immunitaire ne sera pas toujours bénéfique.  Elle ne se conclura pas toujours par la création d’une immunité, parfois elle ne fera qu’activer une sensibilité (allergie, choc anaphylactique, réaction auto-immune).

  • Les différents éléments de l’immunité

Les organes

Le thymus et la moelle osseuse sont les organes centraux. Toutes les cellules immunitaires sont créées dans la moelle osseuse.

Le thymus éduque les lymphocytes T qui le traversent (contrairement aux lymphocytes B dont la maturation s’effectue directement dans la moelle).

Il connait son développement maximum lorsque le sujet à douze ans avant de tout doucement régresser pour disparaitre aux environs des quarante ans.

Les organes périphériques sont la rate et les ganglions lymphatiques ainsi que les formations lymphoïdes en rapport avec les intestins (l’appendice, plaques de Peyer de l’intestin et les amygdales).

Les Cellules

  • Les cellules phagocytaires comme les macrophages ou les cellules polynucléaires neutrophiles qui ont la capacité de sortir du système circulatoire pour nettoyer, notamment lors des inflammations.
  • Les Lymphocytes, qui doivent leur nom à leur forte présence dans la lymphe et ganglions lymphatiques. Il existe les lymphocytes B (bone marrow) qui interviennent dans la réponse humorale, ce sont d’excellentes cellules présentatrice d’antigène et de producteur d’anticorps ; et les lymphocytes T (Thymus) qui interviennent dans la réponse à médiation humorale mais surtout dans la réponse à médiation cellulaire. Une fois leur passage par le thymus effectué, ils peuvent se transformer en lymphocyte T4 ou Lymphocyte T8. Il existe aussi des lymphocytes NK spécialisés dans la destruction des cellules du corps infectées par virus.
  • Les cellules présentatrices d’antigène (ou cellule dendritique, CPA). Leur but est de détecter les corps étrangers, de les ingérer et d’en isoler les peptides antigéniques afin de les présenter pour activer la réponse immunitaire.
  • Les molécules chimiques

Le complément sanguin

C’est un ensemble de composés chimiques présents en permanence dans le sang qui à trois rôles :

– L’activation de la réponse immunitaire

– La destruction des antigènes

– L’aide à l’opsonisation ou recouvrement des cellules étrangères, cela forme avec les anticorps un complexe immun prêt à être phagocyté.

Les cytokines

Elles interviennent dans la régulation/stimulation des différentes phases de la réponse immunitaire.

Les Anticorps ou immunoglobulines

Ce sont de grandes molécules protéiques souvent présentées sous forme d’un Y (Les pattes se fixent sur l’antigène cible et la queue sur le complément).

Il existe différents types d’immunoglobuline. Cinq dénommées M, G, A, D, E.

Les M interviennent lors de la première rencontre avec un antigène, le G suivent après (les plus abondent dans le sang). Les A se retrouvent au niveau des muqueuses, les D se situent sur les Lymphocytes B eux-mêmes.

Les immunoglobulines E se retrouvent lors de réactions allergique.

  • Les différents types d’immunité

L’immunité non spécifique ou immunité naturelle

C’est une immunité sans mémoire basée sur divers fonctionnement physiologique.

  • La peau, par le desquamage des peaux mortes tient en joue la population bactérienne.
  • Les muqueuses elle ne dispose pas de cellules mortes à évacuer et sont donc plus fragiles. Néanmoins elles ont d’autres techniques comme les jets d’urine, les cils (poumons), le mucus, ou l’acidité du milieu (estomac)

Si la police des frontières est franchie, une réaction inflammatoire se met en route qui va gonfler les vaisseaux sanguins et les rendre plus perméables, permettant aux macrophages et diverses substances chimiques d’en sortir pour aller faire le ménage.

L’immunité naturelle vient à bout de 90% des infections en général.

Dans le cas de virus, lorsqu’ils vont infecter une cellule, celle-ci va émettre de l’interféron pour préparer les cellules environnantes et appeler les cellules NK pour destruction.

L’immunité spécifique ou à mémoire

Elle est effectué avec les lymphocytes B et T. Chaque lymphocyte B détecte uniquement un seul type d’antigène, spécifique. Cet antigène est détecté par un récepteur antigénique, qui une fois stimulée, aboutira à la production d’un anticorps.

Le lymphocyte T est lui aveugle aux antigènes. Son fonctionnement est lié au C.P.A. (cellule présentatrice d’antigène).

La réponse à médiation Humorale

La réponse humorale intervient dans le système circulatoire (sanguin & lymphatique). Elle repose essentiellement sur les lymphocytes B, bien que les lymphocytes T y interviennent aussi. Lorsqu’un lymphocyte B reconnait un antigène, il se multiplie et secrète les anticorps correspondant.

En parallèle, les CPA. qui détectent les antigènes, vont ingérer l’antigène, en  séparer les peptides antigéniques et les présenter sur un récepteur HLA de type 2. Ainsi présenté, Les lymphocytes T4 détectent l’antigène et se différencient en LTH 2 (Lymphocyte T Helper 2). Ils secrètent une interleukine qui va stimuler la production du lymphocyte B spécifique et le faire se différencier en usine à anticorps : le plasmocyte. Cela aura pour effet une augmentation notable de la production d’anticorps. En parallèle le LTH2 et les CPA vont se stimuler mutuellement. D’abord le LTH2 va secreter de l’interféron Gamma qui stimule le nombre de sites de présentations d’antigènes sur la surface du CPA puis le CPA va secrèter de l’interleukine 1 qui va augmenter la prolifération de LTH2.

Cette réponse intervient principalement avec les bactéries (colibacilles et salmonelles) mais aussi, à un moindre niveau, sur les virus.

La réponse à médiation cellulaire

Elle concerne les antigènes intracellulaires. Principalement les virus et certaines rares bactéries (lèpre, tuberculose). La CPA détecte l’antigène, l’absorbe, présente des peptides antigéniques sur un site HLA 1, Les LT4 viennent se transforme en LTH1. La même action réciproque s’exerce sur  LTH1 et CPA. Parallèlement La cellule présentatrice d’antigène sur un site HLA1 ce coup-ci présente un peptide antigénique qui va activer Les Lymphocytes T8 et les faire se différencier en cellules cytotoxiques. Ces Cellules sont capables de détruire une cellule infectée. Les LTH1 vont en plus secréter une interleukine qui va augmenter la prolifération de LT8.

En même temps que la présentation de peptides antigéniques se produit, d’autres cellules ont été infectées et des peptides antigéniques apparaissent sur leur membrane (Ils sont alors présentés sur un site HLA1 présent sur la plupart des cellules du corps). Ces peptides vont être détectés par les cellules cytotoxiques et vont détruire la cellule. Ils seront aidés pour cela par les cellules NK (Natural killer).

En détruisant, la cellule infectée, la réponse à médiation cellulaire (car basée sur des cellules tueuses) stoppe la production de virus et par là même le risque de contamination d’autres cellules.

Les lymphocytes B joue un rôle mineur dans cette réponse. Se contentant de stopper les virus qui n’ont pas encore intégré les cellules.

L’arrêt de la réponse

Lorsque l’infection est maitrisée, pour éviter des dégâts, entre autre, il est important de stopper la réponse immunitaire. Par la suppression des cellules tueuses ou par l’arrêt de la production d’anticorps. La raréfaction de l’antigène lui-même, jouerait un rôle dans la diminution de la réponse aussi bien humorale que cellulaire.

Les lymphocytes T8 suppresseurs joueraient aussi un rôle dans cette diminution, mais la substance qu’ils utilisent n’a pas été mise à jour.

  • Les dérives de la réaction immunitaire

L’hypersensibilité

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité du système à un antigène de type 1, elle peut être dû à différents éléments (pollen, graminées, poil, ingrédients alimentaires). Lors du premier contact avec l’antigène, le corps au lieu de se doter d’une immunité va être hypersensibilisé. Des anticorps E vont être produits et vont venir se coller sur les récepteurs de polynucléaires basophiles ou sur des mastocytes, qui au prochain contact déclencheront une réponse exagérée comme une inflammation.

Dans le cas de réactions très violentes, on parlera d’anaphylaxie. C’est une réaction allergique aigüe qui peut aller jusqu’à la mort.

L’auto-immunité

Elle intervient quand le système immunitaire se retourne contre son hôte. Cela arrive dans deux cas distincts.

Le premier intervient lors de la formation de complexes immuns (Opsonisation d’antigènes + anticorps). La taille de ce complexe dépendra de l’affinité de l’anticorps pour l’antigène. Si le complexe est gros il est rapidement détruit par l’organisme dans la rate, le foie ou les poumons. S’il est de petite taille, il va circuler et venir se coller sur des organes en déclenchant une réaction inflammatoire et en détruira des tissus. Par exemple, si des petits complexes immuns s’accumulent sur un glomérule du rein, il y aura risque de développer une glomérulonéphrite aigüe. Au delà de ce cas particulier, des problèmes circulatoires, articulaires et neurologiques sont possibles.

Bon à savoir, les infections simultanées, comme peuvent l’être les inoculations de vaccins multivalents (plusieurs vaccins en un coup) favorise ces complexes immuns « renégats« .

Le second cas intervient lorsqu’il y a mimétisme cellulaire.

Lorsqu’un constituant de l’organisme présente une certaine similaritée avec un antigène, il peut lors de la réponse immunitaire être aussi considéré comme un antigène et subir les assauts du système immunitaire.

  • Vaccin et système immunitaire

Le système HLA se situe sur la petite branche du chromosome 6. Ces gènes ont une diversité d’expression égale à trois fois la population mondiale[1]. Cela nous permet d’en déduire deux points importants :

  • Le CMH/HLA est unique à chaque individu
  • Le système immunitaire de chacun, son comportement, ses faiblesses, ses forces, sont uniques[2].

C’est deux points sont importants car c’est le CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) qui va permettre ou non aux CPA (cellule présentatrice d’Antigène) de présenter le bon Antigène et donc de permettre une réponse immunitaire adéquate.

Un premier exemple de la variabilité individuelle se constate dans une étude de 1936 où des singes reçoivent deux injections d’antitoxine [3]diphtérique. On pouvait constater alors un titre d’antitoxine dans leur sérum variant de 1 à 7000. La même étude sur 118 enfants immunisés par 2 ou 3 injections montraient une variation du taux d’antitoxine de 1 à 100.

On peut poser que les différences de réaction observées avec l’antitoxine doivent être, peu ou proue, les mêmes qu’avec le bacille Löffler/Klebs (Bacille de la diphtérie). Cela implique qu’une personne qui a une stimulation de la production d’anticorps décevante lors de l’immunisation est celle qui va être le plus sensible à la véritable infection. En d’autres termes, les personnes chez qui le vaccin ne fonctionne pas sont celles qui aurait le plus besoin d’être immunisées. A l’inverse, celles chez qui le vaccin donne de bons résultats sont ceux qui sont les moins concernés par la virulence de la maladie.

Cela évoque un premier question sur la pertinence de l’équation Vaccination>immunisation>protection avec l’utilisation d’un vaccin unique pour tous.

L’immunodéficience Congénitale.

Elle toucherait 1500 enfants par an. C’est lorsqu’il existe une déficience non dû à un traitement mais à une maladie ou à la malnutrition. Confronter un enfant à une vaccination sans vérifier cette possibilité c’est prendre le risque d’obtenir un accident.

Les bébés  subissent des vaccinations dès leurs premiers mois. Leur système immunitaire n’est pas mature et ils connaissent un déficit de lymphocytes T (dû à un déficit en interleukine 2 et interféron gamma). Les anticorps n’atteignent la qualité et le nombre d’un adulte qu’à l’âge de 4 ans.

Le lait maternel est là pour suppléer à cette déficience durant les premiers mois.

Il existe ici, une étrangeté vaccinale. Les vaccins obligatoires sont donnés dans les premiers mois et l’OMS conseille le lait maternelle jusqu’aux deux ans du nourrisson. Or celui-ci a  un système immunitaire immature, ce sont les globules blancs de la mère, apportés par le lait maternel qui vont protéger le bébé. Le problème c’est que les vaccins vont interagir non seulement avec les anticorps de l’enfant mais aussi avec ceux de la mère, qui n’apportent pas d’effet vaccinant.

Un autre problème existe, qui est celui de la tolérance à un antigène. Si le Bébé subit l’injection de plusieurs vaccins à la fois dont la dose est trop importante pour son système immunitaire il va développer une tolérance. C’est-à-dire que lorsque que l’antigène de la maladie se présentera, le système immunitaire ne réagira tout simplement plus. On estime que ce phénomène est dû aux cellules lymphocytaires non encore éduquées.

Les bébés ne sont pas les seuls à être soumis à des incohérences vaccinales. Les personnes âgées aussi. Avec l’âge le système immunitaire connait une vétusté. Il existe une diminution de la défense non spécifique ainsi que la réponse immunitaire à médiation humorale (Baisse de l’efficacité cellulaire et mauvaise coopération entre lymphocyte B et T, Thymus disparu).  Les conséquences sont une augmentation de la sensibilité aux virus et diverses bactéries. Est ce pertinent de vacciner un système immunitaire dans cet état?.

Vaccins 3/5 La fabrication

[1] Source Wikipédia « Système HLA »

[2] Bien que le CMH soit unique il existe une proéminence de certains types par région.

[3] C’est un anticorps avec la capacité de neutraliser une toxine spécifique. Certains animaux, plantes ou bactéries le sécrètent.